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"Le morceau de bois aura beau durer dans l'eau, il ne deviendra jamais caïman". Me voilà à Abidjan après 8 ans d'absence. Premier réflexe ? M'asseoir dans un maquis et regarder les gens boire, manger, vivre... "s'enjailler" quoi !
Bengué est dur, mais Abidjan n'est pas mieux. Tout est cher. Ici, c'est le sachet de la ménagère qui est percé ou quoi ? Poisson braisé à 7500 FCFA. "Patissangannan. Mais, grand frère Solo, on est où là ? "Anyway, j'avais une faim de loup et des envies de femme enceinte. Je ne sais pas trop pourquoi, aujourd'hui, c'est Boule-boule avec coco que je veux manger. Hier, j'ai envoyé mes petits du quartier me chercher du womin. Affaire est grave !
Il me faut maintenant rentrer à la maison. "Chef, je vais à Yopougon. On peut faire arrangement ?" Le taximan stupéfait (à Abidjan ça veut dire "si tu peux tu fais") me répond : "Djô, tu chôcôs comme ça, djà tu n'as rien ? Benguiste moisi , monte on va partir". Je ne réponds pas à sa provocation. M'engouffre dans son tas de ferraille qui lui sert de véhicule et me voilà au bout de 20 minutes à Poy la joie. Montant de la course 2000 FCFA. En bas de mon immeuble, un corps charnu exagérément emprisonné dans un décolleté qui manque de s'étrangler et traînant sur son passage un machin du nom de Boboraba "Monsieur, la rue Princesse c'est loin ?" La pendule de ma montre indique 23h06 et j'ai la nette impression que la soirée ne fait que commencer...
Affaire à suivre
- tu n'as rien "encore vu bôh"
- Abidjan c'est dur dur bienvenu au pays
- mon frère bonarivé. Abidjan va te demander les nouvelles ONIMAHO C'EST çA QUI Là OH
